Historique des Activités


lundis 1er, 14 et mardi 22 juin 2010:
 
Fabrication d'un petit théâtre à l'italienne en 3 D, avec des matériaux de récupération détournés de leur usage premier. Apprentissage des techniques plastiques du pastiche.
 
samedi 26 et dimanche 27 juin 2010
 
Exposition des travaux des Apprentis de la Fabrique de l'Art , avec explications écrites et orales sur les modalités de production, toujours en rapport avec l'étude d'une oeuvre d'art. '

 

Le lundi  31 mai 2010, la Fabrique de l'Art s'est tenue à la baleine, de 19 h à 21h30.
Deux bonnes heures consacrées à nouveau aux Tiepolo père & fils: les peintres de la perspective dite 'plafonnante' : da sotto in sù ... et des illusions poétiques et théâtrales.
 
En quoi leur art est-il représentatif de l'apogée de ce XVIIIème siècle vénitien, brillant, festif, et d'une profonde mélancolie tout à la fois...et quels horizons peuvent-ils nous ouvrir encore, à nous, apprentis-peintres d'aujourd'hui ?...
 
PS. A tous les curieux, je signale nos Journées Portes Ouvertes, devant se tenir en principe le dernier W-E de juin (26/27 ), présentant les travaux de la Fabrique de l'Art de l'année 2009/2010. Ce sera l'occasion d'inviter vos amis et connaissances, qui pourraient se montrer désireux de rejoindre notre petite formation...
Un mail ultérieur vous alertera sur le lieu de cette Mostra, que nous désirons modeste mais élégante...
10 mai et 17 mai à la baleine :
 
le Baroque vénitien vu à travers les esquisses préparatoires ( lavis/sanguine ) de Giambattista Tiepolo, et de son fils Giandomenico - permet d'aborder les grandes fresques aux plafonds des palais, à Venise, mais aussi sur la 'terra ferma', dans les 'ville palladiane' des patriciens: leurs maisons de campagne en somme.
L'usage du trompe-l'oeil se perfectionne et donne à la peinture un rôle nouveau dans les demeures: elle devient entre autres 'envoûtante' au sens le plus fort du terme.
 
A partir d'un tableau ou d'un plafond peint, on s'amuse à reconstituer l'esquisse préparatoire...
Puis, à la peinture, réalisation d'un plafond en modèle réduit, à partir d'un morceau de ciel de G. Tiepolo découpé dans un ovale, et prolongé dans le même esprit.

Lundi 19 avril à la Baleine19h30
Reprise d'une séance entièrement vouée à la peinture, ' équivalent ' de l'art musical, avec l'aide de Kandinsky ...le peintre réussissant à dépasser l'antinomie de son double héritage - Moscou, Bysance et l'Orient, se heurtant en lui à la Tradition Artistique Occidentale dont les découvertes récentes commandaient l'avenir - sans les renier, mais en acceptant que le conflit entre ces traditions si différentes aboutisse à une véritable conflagration lyrique, capable d'engendrer de nouveaux signes, de nouveaux rythmes, de nouvelles structures et de nouvelleslois...
C'est donc en nous emparant de nouveaux supports que nous aborderons de plain-pied la question...

Séance à la Baleine, mardi 13 avril à partir de 19 heures.
 
Il y sera question de profondeur, de découvertes d'horizons à l'intérieur de l'être humain, de fulgurances contenues, pour mieux jaillir - le moment venu - sur l'espace à deux dimensions du tableau.
Deux peintres exemplaires serviront le projet du jour:
Kandinsky et Turner.
Apportez vos couleurs ( acryliques, encres ou simples gouaches )...Le support sera fourni.
 
Avis à tous ceux qui veulent comprendre le lien entre peinture à sujet et peinture non-figurative: une approche à la fois insolite et évidente, quand on aborde la question avec un regard 'lavé des préjugés'
 
Lundi 19 avril à la Baleine19h30
Reprise d'une séance entièrement vouée à la peinture, ' équivalent ' de l'art musical, avec l'aide de Kandinsky ...le peintre réussissant à dépasser l'antinomie de son double héritage - Moscou, Bysance et l'Orient, se heurtant en lui à la Tradition Artistique Occidentale dont les découvertes récentes commandaient l'avenir - sans les renier, mais en acceptant que le conflit entre ces traditions si différentes aboutisse à une véritable conflagration lyrique, capable d'engendrer de nouveaux signes, de nouveaux rythmes, de nouvelles structures et de nouvelleslois...
C'est donc en nous emparant de nouveaux supports que nous aborderons de plain-pied la question...

Turner et ses peintres, au Grand Palais

 

Visite/conférence du lundi 29 mars, à partir de 19 heures.

 

J’invite les participants à cette soirée à acheter leurs billets à l’avance, en ligne ou par téléphone, en spécifiant le jour et l’heure, de sorte d’obtenir un ‘coupe-file’.

Rendez-vous entre 19 heures et 19h15 dans le hall d’entrée.

 

Dès son titre, le programme de l’Exposition intéressera les curieux sensibles, avides de découvrir – à partir de l’étude des modèles, l’abandon à leur influence chez l’Artiste en question – le passage mystérieux qui lui permet d’aboutir à une production personnelle, profondément originale. Ici donc, l’intégration par Turner du regard singulier des ‘cicérone’ qu’il s’est choisis, principalement Nicolas Poussin et Claude Gellée et dans le même temps, son détachement, son affranchissement vis-à-vis de ses Maîtres. A l’instar de l’enfant quittant ses parents pour gagner sa place adulte dans la société des hommes.

Toutefois, nous tenterons de dépasser les clichés, ne manquant pas de surgir à chaque grande Exposition: Turner ‘ précurseur de l’Impressionnisme’ par exemple. Sans être fausse, une telle observation demeure réductrice. Ce seul aspect amène en effet le ‘regardeur’ à assimiler insidieusement l’Artiste, inclassable au sens strict, aux représentants familiers d’un mouvement bien connu des français. Or cette assimilation, si elle rassure, limite dans le même temps l’approche authentique, percutante et vaste de l’immense Artiste.

La vision de Turner a effectivement balayé les repères traditionnels inutiles, passés au crible de sa tempête intérieure, laquelle s’est d’abord nourrie aux vents et humeurs d’une île que l’on sait cernée par des flots tumultueux et imprévisibles…Du reste, l’Expressionnisme abstrait américain se réclamant aussi de sa filiation, donne à réfléchir à l’ampleur de la paternité de Turner…

 

Pour les Apprentis de la Fabrique, nous continuerons ce lundi 22 mars ( à la Baleine, 19h30 ) les exercices au lavis, en prenant appui sur une série d’aquarelles vénitiennes de Turner, notre peintre-modèle pour la circonstance ( apportez vos pinceaux, et quelques tubes de couleurs  à l’eau ).

 

A bientôt donc, pour les uns et les autres ( parfois les mêmes !), et merci de m’envoyer un mail de confirmation.

 

Rappel des tarifs  pour la visite/conférence du Grand Palais ( hormis les billets d’entrée ) :

        10 € pour les inscrits à la Fabrique de l’Art

      25 € pour les ‘occasionnels

        30 € pour les couples.


La Fabrique de l'Art fait une pause ( au regard du cycle d'oeuvres étudiées )et prendra des poses, durant deux séances, les 1er et 8 mars, à l'horaire habituel, 19h30/22heures...

Apporter bloc de croquis A3, et outils traceurs variés ( crayons de couleur, craies grasses ou sèches, feutres etc...)
Malgré une forme nouvelle, nous resterons dans la continuité d'une pratique allant s'accélérant....
NB.
 Une prochaine visite/conférence à l'Exposition qui vient d'ouvrir ses portes au Grand Palais 'Turner et ses Maîtres', est envisagée vers la fin du mois de mars. Des précisions suivront bientôt...

Le 1er février a vu La fabrique de l'Art au Centre Georges Pompidou, pour une séance de prise de notes en couleurs d'un tableau d'Henri Matisse, Intérieur, bocal de poissons rouges, 1914.
 
Le travail proposé les lundi 8 et 15 février prochains à la Baleine ( reprise de l'horaire 19h30/22h )poursuit cette approche réalisée dans la salle consacrée à Matisse à Beaubourg.
 
Thématique:
comment Matisse brouille-t-il les pistes de la perspective traditionnelle, et quels moyens utilise-t-il pour confondre l'espace intérieur et l'espace du dehors, jadis bien séparés par les Artistes depuis la Renaissance...
 
Travail d'analyse à partir d'une dizaine de reproductions, de 1907 à 1925. Et reprise des procédés observés en vue d'une création personnelle, très libre quant à son sujet (au sens narratif du terme ), et à la technique utilisée.

11 et 18 janvier
Magie de la Peinture
- les Apprentis recouvrent l'ancienne année et ouvrent la nouvelle année 2010 en couleurs.
enchaînement sur un exercice lié à une oeuvre récente, avec détournement de sens par la toute-puissance de la couleur: l'interprétation par Francis Bacon du Portrait du Pape Innocent X de Velasquez...
Applications diverses à d'autres tableaux proposés ( ou déjà étudiés )...on peut apporter des reproductions.
 
 - 25 janvier, 19h30/22heures
Etude comparée de deux petits tableaux de Pieter de Hooch (Pays-Bas, XVIIème siècle ), représentant des intérieurs flamands. Lumière, construction, plans...
Sujet proposé: à partir de cette étude, donner à voir mais aussi à deviner, l'intérieur de son choix...
 

 
La visite-conférence au Musée d'Orsay ( initialement prévue début décembre ) est fixée en nocturne au jeudi 28, 19 h/21h30, autour de l'Exposition James Ensor.
Avec une attention particulière portée au rôle du blanc dans sa peinture, et évidemment, la place des masques ( Se trouver à 19heures, muni de son billet au-delà des caisses )
lundi(s)  7/14/21 décembre, de 19h30 à  22heures
à la Baleine. 16 rue Paulin Méry 75013 Paris.
 
Plongée corps et âme au fond du miroir des 'Epoux Arnolfini ' , le vrai centre du tableau de Van Eyck.
NB La pensée créatrice ne traversera pas le miroir, mais s'y réfléchira - sous le regard d'autres grands peintres flamands du XVème siècle: Petrus ChristusDieric BoutsHans Memling
Matériel
Prévoir peinture ( gouache, acrylique, huile ), craies d'artciseaux et colle ( collages ), et supports de votre choix, toiles, cartons toilés ou préparés. ( Mise à disposition de feuilles A3 pour les essais.)
 
Samedi 12 décembre, 12heures/15heures
Exposition James Ensor au Musée d'Orsay.
Comment le thème des masques s'inscrit-il dans une tradition dépassant les frontières, les époques et les modes. jeux de comparaisons avec des artistes exploitant également cette veine.
R-Vs juste après les caisses, muni(e) de son billet.
Tarifs: 24€ par personne, 15€ pour les apprentis de la Fabrique.


30 novembre 2009 19h30 à la Baleine, 16 rue Paulin Méry 75013 Paris

Reprise de l’étude du tableau ‘ les époux Arnolfini’ de Jan Van Eyck

Le travail de cette nouvelle séance, enrichi des esquisses réalisées au Bar des Variétés, reprendra l’analyse du tableau de Van Eyck, s’autorisant un regard sur d’autres œuvres du Maître flamand, ou / et de ses contemporains. Nous partirons d’une photocopie de format A4, d’où certains morceaux auront été retirés, de sorte de laisser l’imagination courir, sur des souvenirs, des fantasmes : beauté rêvée suggérée par cette peinture-là.

Tentatives de reconstitution à partir des constructions mentales observées.

Matériel : gouache, acrylique, feutres/pinceaux, pastels secs, craies grasses


23 novembre 2009 20 heures 

devant le Bar des Variétés12 Passage des Panoramas, 75002 Paris M° Grands-Boulevards

La Fabrique de l’Art propose une nouvelle séance en extérieur ce 23 novembre 2009.

Paradoxe : cette séance, se déroulant dans un bistrot et un quartier typiques du Vieux Paris, découle directement du travail de réflexion opéré le 16 novembre, à propos du célèbre tableau flamand : ‘ les époux Arnolfini’…Il y sera en effet question de reflets.

Se munir d’un carnet de croquis et de crayons de toutes sortes…et d’une peau dechamois ou d’un chiffon doux pour faire briller l’objet/sujet de l’étude…

( rappel : le prix des séances en extérieur est fixé à 15 €.) Prévoir en plus le prix d’une consommation.

 


Lundi 16 novembre 20heures à la Baleine

Les époux Arnolfini, de Jan Van Eyck 1434 ( Flandres )

Double portrait d’Arnolfini et de son épouse

Huile sur panneau de chêne  81,8 x 59,7 cm  National Gallery Londres

Le sujet-même du célèbre tableau est controversé aujourd’hui : s’agit-il véritablement de Giovanni Arnolfini, riche marchand originaire de Lucques ( Toscane ) et établi à Bruges, sur le point de se marier avec Giovanna Cenami ? …et que signifie le miroir au fond, qui renvoie la totalité d’une scène impossible à déchiffrer en entier au premier plan ?

Nous observerons cette œuvre comme un tableau nouveau, libéré des lambeaux de connaissance qui lui sont désormais attachés…et peut-être ces questions se transformeront-elles d’elles-mêmes en d’autres questionnements…

Esquisses à partir des points lumineux du tableau, amorçant la séance du 23 novembre



Jeudi 5 novembre 2009  19h-21h30  Esquisses au  Musée d’Orsay

Rendez-vous dans le Musée, juste après les caisses

Après avoir regardé quelques œuvres caractéristiques du XIXème siècle français (Degas, Manet, Courbet…), prélèvement mental d’un ‘élément secondaire’* dans chaque tableau choisi, s’exprimant par un ou plusieurs croquis sur un carnet de poche…

Prévoir de réaliser ainsi de 5 à 10 esquisses, avec crayon à papier, pinceau chinois, feutre(s),  bic(s)…tout outil traceur maniable et léger…

 * cet élément pourrait être le détail d’un paysage, par ex: bouquet d’arbres à l’arrière-plan …

 



Mercredi 11 novembre 2009   14h30- 18h

A nous le Jardin du Luxembourg, ses kiosques et ses chaises de métal vert-de-gris, ses statues  blanches et ses plate-bandes fleuries, ses arbres aux troncs noirs dégageant ça et là des morceaux de pelouses vertes et des morceaux d'architecture…

Tout matériel est envisageable ( craies grasses ou sèches, crayons de couleur, feutres, aquarelle…)

Bloc pour esquisses, format A4 / A3…

Rendez-vous : Fontaine Médicis ( entrée face à la rue Soufflot )



 

Atelier/Conférence du samedi 14 novembre 2009 11h30-15h

Louvre, Rivalités à Venise : Tiziano, Tintoretto, Veronese

Rendez-vous dans le Grand Hall sous la Pyramide vers 11h15, avec son billet d’entrée.

 - Commencer par un cheminement spontané, sans ordre préétabli…

- Moments de réflexion autour des tableaux les plus frappants…comment certains sujets ont-ils été envisagés par chacun des trois représentants de la Venise du XVIème siècle, devenue l’objet d’intrigues pour toute l’Europe, éveillant curiosité, jalousies, rivalités en tout genre…

- Schémas ou/et croquis pour ceux qui le désirent, réalisés à partir des tableaux les plus caractéristiques…

- Comparaisons de style, d’écriture, de composition

Méditations parallèles sur la condition sociale de ces trois artistes…Elément important pour saisir l’émulation entre ces peintres, mais aussi les trouvailles techniques chargées de les désigner vainqueurs au regard du monde…

 


Le prix de la séance hebdomadaire pour les non-inscrits est de 25€ ( Orsay/Luxembourg )

Le prix de la Conférence/Atelier au Louvre est de 24€ ( billet d'entrée à la charge de l'inscrit )



26 octobre 2009 - 19h30 heures - la Baleine

«  l’Art ne rend pas le visible, il rend visible… » 
                               
 Paul Klee ( peintre suisse-allemand, première moitié du XXème siècle )
Cette séance établira par des comparaisons plastiques – au-delà des parallèles formels qui s’imposent – une connivence profonde entre l’ensemble de l’œuvre de
Paul Klee et celle de Piero della FrancescaParticulièrement à travers le détail des fresques d’Arezzo ‘la découverte de la Vraie Croix ’, représentant laJérusalem céleste en arrière-plan…

« Une ligne rêve. On n’avait jusque-là jamais laissé rêver une ligne. Une ligne espère. Une ligne repense un visage. »
                
 Henri Michaux ( poète et dessinateur, XXème siècle )



19 octobre 2009 - 20 heures - la Baleine
 
Les lignes savantes de Piero della Francesca, exprimées ou juste suggérées, contenant des personnages qui échappent miraculeusement à une classification temporelle - tout en s'inscrivant clairement ici dans deux époques déterminées: celle du Christ en Palestine, et celle contemporaine du peintre lui-même en Toscane  ( 1500 ans d'écart )- invitent à un déploiement puissant chez celui ou celle qui désire s'en inspirer: il lui faudra trancrire ces lignes de force dans son univers personnel, quitte à déborder largement des marges du tableau d'origine...Les prolonger hors du cadre ?...
 
C'est l'invitation explicite de cette séance où des esquisses peuvent se multiplier, en faisant intervenir toute technique susceptible de servir la subtilité de la structure analysée ( comme les
découpages et collages, sans crainte d'utiliser des matériaux originaux, voire détournés de leurs fonctions ).


12 octobre 2009 - 20 heures - la Baleine

Œuvre étudiée : ‘La Flagellation du Christ Piero della Francesca
Urbino vers 1455, Galleria Nazionale delle Marche
Tempera sur bois de peuplier, 58,5cm x 81,5 cm

Tableau capital dans
l’évolution de la représentation en art. Les jeux savants d’architecture ouvrent un Espace à la fois physique et abstrait, où la géométrie pure se charge de montrer des événements de nature violente, sans connotation morale ni affective.
L’objet de l’Etude est la
perspective linéaire, reprise à la lumière des premières esquisses réalisées en extérieur ( 1er et 8 octobre). L’analyse approfondie du tableau conduira à l’exécution d’une structure à l’identique, pour y inscrire une ou des histoire(s) nouvelle(s), selon l’humeur de chacun.


8 octobre 2009 - 20 heures - la Baleine

2ème séance de croquis en extérieur
R-VS Cour Carrée du Louvre, sous l'arche, côté Pyramide
Reprise des grandes questions liées à la
perspective: ligne d'horizon, point de fuite, convergence des lignes de structure des bâtiments...( apprentissage de lecture de ces lignes )
Références à
Masolino et Masaccio ( Florence XVème siècle )
NB Apporter le même '
nécessaire': pliant, lampe frontale, carnet à dessin cartonné, vêtement chaud...



1 octobre 2009 - 20 heures - la Baleine

1ère approche de la perspective : Observation & Mise en pratique
- Rd-Vs: Cour carrée du Louvre, sous l'arche, côté Pyramide.
- Fournitures: pliant, petite lampe frontale, trousse d'écolier de base
( crayons à papier, couleurs (?), gomme taille-crayon, bics, feutres, règle etc., )
- Thématique: Etude de la perspective sur le vif. Cadrage. Ligne d'horizon Point de fuite.


Atelier-Conférence Mensuel - 10 octobre 2009

Renoir, au Grand Palais
samedi 10 octobre, 10heures.
Penser à s'inscrire 10 jours avant, en retenant sa place par chèque adressé à mon nom et à mon adresse.


21 septembre 2009 - 20 heures - la Baleine
Thématique : Effets de matière dans la peinture ( et les Arts Plastiques en général ; ici, le relief en bronze doré de Ghiberti )

* Comment la lumière peut être
simple reflet sur la matière,
                                             
   ou émaner d’elle, naturellement
 ( c’est le métier de l’
artifex en réalité )
Exemples tirés de registres totalement différents

-
François Boucher ( XVIIIème siècle, France )
Nu féminin sur un drapé bleu ‘céleste’ ( comparaison avec les primitifs )
Ici sensualité et frivolité, avec rappel de la complémentaire orange 
-
Benozzo Gozzoli ( XVème siècle, Florence )
Cavalcade des Rois mages à la chapelle Médicis ( Cosme l’Ancien et sa famille)
Lumière tracée littéralement par la suite des petits bonnets rouges
-
Giorgio Morandi ( XXème siècle, Bologne )
Natures mortes dites métaphysiques, sur la base de regroupement d’objets prosaïques.
Cette fois, la lumière EST la matière elle-même ( cf texte de Merleau-Ponty )

*  L’exercice du jour part d’une
composition improvisée, à base de tissus plus ou moins brillants, associés à des papiers de nature différente, et éclairée par une lampe halogène. S’y ajoute l’esquisse au fusain de l’Eve de la Porte du Paradis, en arrière-plan…On peut alors songer à la matière utilisée par Ghiberti, le bronze doré, et traduire l’ensemble sur un support adapté, avec des outils variés…   




14 septembre 2009 - 20 heures - la Baleine

Reprise de l’Etude de la Porte du Paradis, exercices pratiques diversifiés et orientés suivant l’analyse de chacun.
Comment le génie de Ghiberti se développe suivant une composition savante d’
arcs de cercles et de mouvements hélicoïdaux ( spirale ) en jouant sur les différentes épaisseurs du relief. La définition trop nette des figures géométriques se fait oublier derrière les figures représentées : le travail  savant a l’air simple.
La lecture de l’œuvre – à peine les lignes de sa composition sont-elles entrevues – laisse revenir  comme par enchantement les schémas traditionnels du Moyen-Age.
Or la composition en modifie complètement la signification. Préfigurant les Grandes découvertes des Astronomes du siècle suivant :
le Paradis terrestre de la Genèse devient alors une évocation du COSMOS, qui prend le pas sur les représentations  symboliques en place depuis des siècles.

Recherches pratiques axées sur la
notion de cadrage, susceptible de mettre en valeur le détail ou le fragment choisi.



7 septembre 2009 - 20 heures - la Baleine
2ème séance de lancement de la Fabrique de l’Art

Analyse du panneau de 0,80 m x 0, 80 m : un carré en bronze doré, en haut à gauche du premier vantail de la Porte dite du Paradis, au Baptistère de Florence. De
Lorenzo Ghiberti
En tout, 2 vantaux de 5 panneaux chacun, consacrés à l’illustration de scènes de l’Ancien Testament.
Porte Est, dirigée vers l’entrée principale du Dôme ( Santa Maria del Fiore ), et au-delà, regardant vers Jérusalem: importance capitale de l’orientation dans la théologie chrétienne.

Ce qu’on voit, et la forme qui apparaît derrière l’histoire : un relief aux différentes épaisseurs, qui traduit plusieurs scènes combinées plus que juxtaposées, de sorte de créer un seul et même tableau, avec des allers et retours ‘obligés’ de l’oeil. C’est le premier chapitre de la Genèse.
La Création d’Adam, puis celle d’Eve sortant de sa côte, la réminiscence du péché originel, à gauche, dans un fond faisant songer à une gravure (  relief pratiquement inexistant ici ), puis Adam et Eve chassés du Paradis par un Ange se détachant d’autres cohortes.
Les deux personnages reviennent au haut-relief, donc à une réalité tangible, devant traverser une porte bien indiquée, dans une verticale implacable.
Dieu est représenté en plusieurs lieux de la composition, mais on découvre, à l’analyse des formes utilisées – séries de cercles ou arcs de cercles, suggérés, amorcés, pas complètement ‘dits’ – que la Vérité suprême, le DIVIN ne peut pas se montrer, se dévoiler complètement : il se tient dans le symbole du cercle en même temps qu’en son centre…

1ère esquisse ; un calque peut aider à discerner la forme générale, puis on passe au choix d’un détail. Chaque morceau de ce panneau-tableau contenant déjà l’ensemble de l’œuvre, sa structure.


Lancement de la Fabrique de l’Art

30 juillet 2009 - la Baleine

Ouverture avec la Porte dite du Paradis.( Appellation donnée par
Michel-Ange lui-même, quelques décennies plus tard.)
Baptistère de Florence. 1452

Œuvre de
Lorenzo Ghiberti, gagnant le concours sur un autre immense artiste du Quattrocento : Filippo Brunelleschi ( qui réalisera plus tard la Coupole du Dôme)

Importance des concours entre
artistes à cette époque, le terme même d’artiste n’étant pas encore établi : ce sont d’abord des artisans supérieurs, en architecture, orfèvrerie, gravure, menuiserie … Ce sont tous des humanistes, épris de savoir et de découvertes ; on recherche à nouveau le contact avec les Anciens ( philosophie, langues, mathématiques, astronomie etc., )

Le pouvoir politique joue un grand rôle dans le développement des idées et des arts, ainsi que celui de la papauté.
L’homme devient la figure centrale du monde, devant retrouver une place qui lui convienne dans sa propre représentation.
C’est ainsi que la
perspective et ses Lois s’imposent : substitution d’une vision ‘réelle’ du monde en lieu et place des représentations symboliques héritées du Moyen-Age.

La
perspective linéaire semble ‘inventée’, or elle n’est que ‘découverte’.
Révolution mentale : il fallait briser certains codes, pour passer à un autre mode de représentation de l’homme par l’homme…L’intérêt manifeste et constant pour les ma
thématiques et principalement la géométrie ont largement contribué à l’éclosion d’une virtuosité hors normes.

Laurent le Magnifique, par son goût et son talent dans l’art de la poésie entre autres, créera la mode du mécénat, achevant de donner la primeur à ces artisans prenant alors leur nouvelle appellation d’artistes. Emancipation du statut, coïncidant avec la libération des croyances figées et naïves du Moyen-Age. La religion aussi passe à l’Age adulte !

* Toute première ébauche à partir du décalque du 1er panneau du 1er vantail de la
Porte du Paradis. Feuille simple de papier A4
Où on s’aperçoit que derrière des histoires auparavant juxtaposées, il peut exister
une combinaison très savante de lignes qui PORTENT réellement le sujet à un nouveau niveau de lecture : comme s’enchevêtrent les cercles et arcs de cercles de la composition, les événements de la vie se mêlent dans un ordre où même le temporel semble bouleversé.